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La dynastie Ming (1368 - 1644)


La dynastie Ming est une dynastie impériale chinoise fondée par Zhu Yuanzhang (Chu Yuan-chang), un ancien moine bouddhiste qui a régné sous le nom de Hongwu (1368-1398).

Pékin est enlevée à la dynastie Yuan mongole en 1371, mais Nanjing (Nankin) demeure la capitale impériale jusqu'en 1421, date à laquelle le troisième empereur des Ming, Yongle (règne de 1403 à 1424), opte pour Pékin.

Le premier empereur des Ming, Hongwu, rétablit tout d'abord l'ordre et le pouvoir chinois. En 1380 et 1393, il organise une purge qui entraîne la mort de plus de 40 000 officiels, et reprend le contrôle de l'exécutif. Parallèlement, il fait entreprendre de gigantesques travaux de reconstruction : remise en valeur des terres, reboisement, travaux d'irrigation, repeuplement des régions dévastées par les rébellions contre l'ordre mongol.
Sous la dynastie Ming, l'accès à l'administration devient plus ouvert grâce aux concours. En même temps, la forme du pouvoir politique se modifie profondément. C'est sous les Ming que le caractère despotique du pouvoir impérial devient illimité. Les empereurs Ming développent les polices secrètes et laissent les eunuques prendre un poids politique démesuré, au point de dominer le gouvernement au XVIe siècle.

Peu à peu, les Ming étendent leur contrôle au nord, à l'ouest, et au sud-ouest en permettant aux chefs des minorités de continuer à gouverner en tant que représentants. L'économie du pays est aussi restaurée, après les ravages de guerre et les catastrophes naturelles dont a souffert l'agriculture. Des efforts importants sont entrepris pour accroître les surfaces cultivables, en utilisant parfois des unités militaires.
Le commerce reprend vigueur, particulièrement dans le Sud, le long du fleuve Yang-tseu-kiang. La ville Suzhou (Sou-tcheou), le centre de l'industrie du coton et de la soie, devient aux XVe et XVIe siècles la plus grande métropole de la Chine du Sud. Une quantité croissante de produits chinois est exportée, en particulier les porcelaines " bleu et blanc " et les nouvelles porcelaines polychromes. L'activité navale chinoise atteint alors son apogée.

La dynastie Ming encourage les arts et la littérature. Au début du XVe siècle, l'empereur ordonne la compilation d'une liste de 22 877 ouvrages représentant la quintessence du savoir chinois. La littérature chinoise, en général, se développe de façon très importante.

Mais malgré ses succès, la dynastie Ming doit faire face à une succession de révoltes paysannes, de conflits militaires (notamment avec les Mongols et d'autres tribus nomades du Nord), ainsi qu'à des actes de piraterie japonaise sur ses côtes. L'augmentation de la pression fiscale aggrave les troubles.

Au début du XVIIe siècle, la dynastie Ming se trouve dans une situation encore plus précaire. Elle est aux prises avec une crise sociale, économique et militaire profonde (insurrection de certains régiments en 1627). Mais c'est principalement son engagement dans des conflits armés avec les tribus Djurtchets (mandchoues) du Nord, qui accélère sa chute. À l'intérieur, une révolte paysanne éclate dans la province du Shaanxi, et les insurgés dirigés par Li Zicheng s'emparent sans résistance de Pékin en 1644, conduisant le dernier empereur de la dynastie Ming, Chongzhen (1628-1644), à se donner la mort.
Ce sont les Djurtchets qui fondent la nouvelle dynastie Qing.